Amélie

GALUP

PIONNIÈRE DE LA PHOTOGRAPHIE
À SAINT-ANTONIN-NOBLE-VAL

Parcours à ciel ouvert dans le village de Saint-Antonin-Noble-Val à la recherche des photos d’Amélie Galup

Sur le pont de Saint Antonin - Amélie GALUP
Sur le pont de Saint-Antonin - 9 mai 1898 (© Donation Amélie Galup, Ministère de la Culture (France), Médiathèque du patrimoine et de la photographie, diffusion GrandPalaisRmn Photo)
Favicon Office du tourisme Quercy Rouergue Gorges de l'Aveyron

Cette installation est née à la suite de l’exposition « Amélie Galup, les visages du temps », organisée dans les galeries de la mairie par ManifestO, et réalisée avec le soutien de la Médiathèque du patrimoine de la photographie (MPP) qui conserve à la fois les archives des monuments historiques et de l’archéologie et le patrimoine photographique de l’État.

DÉCOUVREZ LE PARCOURS

Découvrez Saint-Antonin-Noble-Val à travers l'oeil d'Amélie Galup

1 - Noces Brousse-rigal - 14 septembre 1897 - 30 juin 2026

2 - Au café, fête de Saint-Antonin - 5 septembre 1898 - 30 juin 2026

3 - La rue Fouillon - 30 septembre 1897 - 30 juin 2026

4 - Moulin du Bessarel à Saint-Antonin - 1er octobre 1897 - 30 juin 2026

5 - Saint-Antonin par la route de Caussade - 26 avril 1897 - 30 juin 2026

6 - Sous la galerie à Saint-Antonin - 19 aout 1899 - 30 juin 2026

7 - Place du Timplé à Saint-Antonin - 26 avril 1897 - 30 juin 2026

8 - Promenade de la vierge à Saint-Antonin - 10 novembre 1895 - 30 juin 2026

9 - Pont de Saint-Antonin - 17 août 1895 - 30 juin 2026

10 - Fontaine de Bouteillou 17 août 1899 - 30 juin 2026

11 - Fête votive à Saint-Antonin, distribution de coques - 10 septembre 1895 - 30 juin 2026

12 - Rue du poids, cordonnier à sa porte 14 septembre 1897 - 30 juin 2026

13 - Rue du poids à Saint-Antonin - 16 septembre 1895 - 30 juin 2026

Qui est Amélie Galup ?

Amélie Galup, née Susanne Albertine Amélie Faure le 3 mars 1856 à Bordeaux, est l’une des pionnières de la photographie française. Bien qu’elle ne soit pas née à Saint-Antonin-Noble-Val, c’est dans cette cité du Tarn-et-Garonne qu’elle réalise l’essentiel de son œuvre et qu’elle laisse un témoignage exceptionnel sur la vie quotidienne à la Belle Époque.

Issue d’une famille de négociants bordelais, elle épouse en 1879 Albert Galup, magistrat. Vers 1895, elle découvre la photographie en autodidacte dans la maison familiale de Saint-Antonin-Noble-Val. Passionnée par cet art encore peu pratiqué par les femmes à son époque, elle aménage un véritable studio de portraits dans une pièce de la maison et installe un laboratoire dans la cave, où elle développe elle-même ses plaques de verre et réalise ses tirages.

Amélie Galup photographie ses proches dans leur quotidien, au cours d’excursions dans le département ou lors de séjours dans sa famille. Elle les met en scène méticuleusement. Son regard dépasse rapidement le cercle familial. Amélie Galup photographie les habitants de Saint-Antonin, les artisans, les paysans, les marchés, les foires, les rues du village, ainsi que les paysages du Quercy. À travers ses images, elle immortalise des gestes, des métiers, des fêtes et des visages qui auraient autrement disparu de la mémoire collective. Ainsi, ses clichés constituent aujourd’hui un précieux témoignage de la vie rurale et bourgeoise de la fin du XIXᵉ siècle et du début du XXᵉ siècle.

Après le décès de son mari en 1901, Amélie Galup s’installe à Paris. Elle abandonne progressivement les grandes chambres photographiques qui avaient fait sa renommée et poursuit une pratique plus familiale de la photographie. Elle s’éteint le 12 janvier 1943 à Paris.

Son œuvre tombe dans l’oubli pendant plusieurs décennies avant d’être redécouverte au début des années 1980 par le sociologue Claude Harmelle. Cette redécouverte donne lieu à plusieurs expositions, notamment à Saint-Antonin-Noble-Val et à la fondation Thiers. À cette occasion, la famille d’Amélie Galup fait don à l’État de 2 500 négatifs sur plaques de verre. Elles sont conservées à la Médiathèque du patrimoine et de la photographie. Depuis, Amélie Galup est reconnue comme l’une des grandes figures de la photographie française de la Belle Époque.

À Saint-Antonin-Noble-Val, sa mémoire demeure très vivante. La médiathèque municipale porte son nom, des expositions lui sont régulièrement consacrées et des visites guidées permettent aujourd’hui encore de découvrir le village à travers son regard. Ses photographies constituent un patrimoine exceptionnel, autant pour leur qualité artistique que pour leur valeur historique et ethnographique.